À partir de la mi-décembre, les gens se réunissent lors de bônenkai (fêtes de fin d'année), tandis que début janvier est plutôt propice aux shin'nenkai (fêtes de début d'année). Tout est alors prétexte pour se réunir et célébrer, chose qu'on a rarement l'occasion de faire plus tard dans l'année. Est-ce parce que nous étions contents de laisser derrière nous 2011, je ne sais pas, mais nous avons beaucoup célébré 2012.
Les feux d'artifice du Nouvel An
Notre Nouvel An s'est déroulé dans les avenues bondées et désormais bien connues de Minato Mirai. Accompagnés de deux de nos amis -qui se sont joints à nous faute de place dans leur train pour rentrer dans la famille à la campagne- nous avons assisté au Count Down de la grande roue du parc d'attraction. Il y avait un feu d'artifice au même endroit, mais il était tellement bas qu'on n'a pas trop pu en profiter.
Déjeuner copieux dans une brasserie française
Le 3 janvier, nous sommes allés avec notre amie de Kumamoto dans une brasserie française à Ishikawachô. D'après un ami qui connaît bien le quartier, ce restaurant, Brasserie Artisan, est de loin le moins cher pour la qualité qu'il propose. Nous voici donc à commander en entrée l'assiette spéciale Nouvel An (ribambelle de pâtés et autres foie gras, toasts, jambon fumé, tarte salée) qui nous calera déjà presque, suivie peu après du plat principal, en ce qui me concerne une salade contenant respectivement: une laitue à peu près entière + bacon, tomates, olives, oeuf dur sauce mayonnaise, carottes, céleri, pois chiches et pommes de terre entières; le tout dans une assiette géante. Plus une quiche.
Après ce copieux repas, il nous faudra au moins 4km de marche, entre les gares de Motomachi et de Yokohama, pour digérer. Notre estomac habitué à des quantités japonaises n'est plus ce qu'il était!
L'assiette de Nouvel An, ou "Bonjour le régime" de son petit nom
La salade géante. On notera la quiche qui sort de l'assiette...
Ce restaurant voit vraiment les choses en grand.
Hatsumôde au temple de Kawasaki Daichi
On a 8 jours après le 1er de l'An pour aller faire ce qu'on appelle le hatsumôde, la première visite de l'année au sanctuaire shintô ou au temple bouddhiste. Kawasaki Daichi, Haiken-ji de son vrai nom, est pour sa part un temple bouddhiste. Nous nous y sommes rendus avec 3 couples d'amis et nous étions finalement plusieurs milliers, sinon dizaines de milliers, à avoir eu la même idée ce jour-là.
Après avoir longuement sillonné les ruelles autour du temple et s'être arrêtés à tous les stands pour goûter ce qui s'y proposait, nous nous dirigeons vers le temple, attendons une bonne demi-heure à ses portes puis entrons enfin. D'abord, on passe près d'un énorme encensoir en attirant vers soi la fumée, pour se purifier. Ensuite on se munit d'une pièce de monnaie, traditionnellement une de 5 yen trouée au milieu qui symbolise la chance et la prospérité (certains préfèrent choisir 50 ou 500 yen, pensant qu'ainsi ils multiplient la chance d'autant) qu'on jette devant l'autel, puis on tape 2 fois dans ses mains en faisant un voeu.
Enfin, on achève le rituel on achetant un o-mikuji: on secoue vigoureusement une boîte en bois, trouée à sa base, jusqu'à ce qu'en sorte un petit bâton où est inscrit un numéro. Un moine nous confie alors un très joli papier correspondant au numéro en question; ce papier doit résumer tous les événements de notre vie pour une année. Chance, malchance, tout y est inscrit: si le contenu nous plaît, on garde ce petit papier dans un coin de son portefeuille; si ça ne nous plaît pas, on s'en débarrasse immédiatement en l'attachant aux fines branches d'un arbre ou sur des fils placés là pour l'occasion.
Désolée pour la qualité de toutes ces photos prises avec mon portable.
On remarquera les quelques personnes attendant leur tour...
Shin'nenkai au karaoké
Notre shin'nenkai officiel se fera avec un autre groupe d'amis dans le karaoke le plus fréquenté de Shibuya, le Shidax, dont les centaines de salles individuelles insonorisées se répartissent sur 5 étages. Pas question, comme en France, de chanter dans un bar devant des inconnus: on est entre amis en groupe de 2 à une dizaine (certaines salles peuvent accueillir jusqu'à 40 personnes), on chante à tour de rôles après avoir sélectionné sa chanson via des terminaux parmi un énorme choix de musiques constamment mis à jour. Avec ça, on boit et on mange, les menus sont très variés et les boissons à volonté selon les menus. On réserve généralement pour un temps déterminé, mais il est tout à fait possible de rester plus longtemps en payant un surplus si on n'a pas fini de chanter tout ce qu'on avait prévu!
Nous avons passé un très bon moment, dur de se décider à lâcher le micro au bout des trois heures imparties...
Le hall du bâtiment
On chante, on mange et on re-chante. (oui, certains mangent les frites avec les baguettes)
Cette petite réunion marque la fin des festivités; reste à savoir maintenant ce que la nouvelle année nous réserve!








































